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Un choix, parmi les livres récemment parus
de ce que l'on a coutume de désigner par "beaux livres" en librairie.
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Notre monde ou presque D’Olivier O. Olivier, préface de Dominique Noguez Ed. Buchet-Chastel, collection Les cahiers dessinés, 160 p., 29,50 €
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note de l'éditeur : " Attention, mystère ! " serait l'avertissement le plus raisonnable pour prévenir de l'univers irraisonnable d'Olivier O. Olivier. Comme on glisse une carte d'invitation discrètement dans une poche, il nous convie à ses concerts de violons en feu, ses corridas sous la neige, ses soirées d'abattoir ; il nous demanderait presque de soulever des éléphants ou de caresser des dinosaures ! Ici, les murs ne sont pas peints : seuls sont peints les paysages cachés derrière les murs. Et si le peintre ne les voit pas, il les invente. Il l'avoue volontiers : après tant d'années à vouloir défaire la réalité, il est parvenu à l'exprimer au conditionnel, comme dans les jeux enfantins : " On serait... Il y aurait... " Peintre, dessinateur et parfois graveur, Olivier O. Olivier passe de la toile au papier, du grand format au petit, de la couleur au crayon noir. Et c'est avec pudeur, discrétion, acharnement - sans compter une douce ironie et un vague à l'âme tenace -, qu'il nous restitue notre monde, mais redessiné, revu et corrigé. Quelque deux cents dessins, pastels, aquarelles et peintures réunis ici pour la première fois nous invitent à entrevoir ce mystère.
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Goya, Les Caprices De Jean-Pierre Dhainault Ed. de l’Amateur, 204 p., 38 €
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L’intégralité des quatre-vingts Caprices de Goya, enfin imprimés sur papier mat, comme il se doit pour une gravure. Dans un excellent texte d’introduction, Jean-Pierre Dhainault relève quelques détails - les chaises qui basculent, les bas qui tire-bouchonnent, les chevelures renversées - pour décrypter l’univers inquiétant de ce peintre qui n’entend plus. "Etre sourd, c’est ne plus pouvoir se boucher les oreilles", explique-t-il. C’est alors par les yeux, en gravant les Caprices, que Goya, de 1796 à 1797, se libère de ce tohu-bohu intérieur. Toute sa « grammaire « se révèle dans ces œuvres sur papier.
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Basquiat Dirigé par Marc Meyer Ed. Flammarion, 224 p., 45 €
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On l’appelle le Rimbaud de la peinture. Jean-Michel Basquiat, né en 1960, mort en 1988, fit une fulgurante de peintre. Fils d’une Portoricaine et d’un Haïtien installés à New York, il invente un primitivisme urbain, à base de graffitis, ratures, bombages et couleurs vives. Une œuvre insolente, désinvolte, inspirée du délabrement new-yorkais. Dans ce livre très illustré, des historiens d’art analysent l’œuvre de cet autodidacte, lié à Andy Warhol à partir de 1981. (présentation Télérama)
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Archives Dada De Marc Dachy Ed. Hazan, 576 p., 75 €
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S’il fallait en choisir un parmi le flot de publications sur Dada qui accompagnent l’exposition du Centre Pompidou, ce serait celui-là. Pour ce mouvement artistique international, hautement éclectique et individualiste, qui surgit entre 1916 et 1922, il est impossible de faire court, de résumer, encore moins de dresser une synthèse cohérente. Ce gros ouvrage, aux entrées multiples (par villes, par années, par artistes), restitue à merveille la diversité et la complexité de Dada. Marc Dachy, le meilleur connaisseur du mouvement, y livre un travail de trente ans. Suprême élégance de l’expert, il ne nous impose pas « sa « lecture de Dada, mais introduit, en caractères gris, les écrits des dadaïstes eux-mêmes, lesquels ont abondamment pris la parole tout au long de leur vie. Une somme référence riche de représentations d’œuvres, de photos de groupe, de documents et de textes, dont des inédits. (présentation Télérama)
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Kupka : Le Cantique des cantiques Texte collectif Ed. Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme/Cercle d’art, 144 p., 35 €
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Entre 1904 et 1931, le peintre symboliste tchèque Frantisek Kupka (1871-1957) s’est attelé à l’illustration du Cantique des cantiques et a réalisé de nombreuses séries d’esquisses et d’aquarelles, qui figurent dans une édition bibliophilique de 1931. Le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme a acquis 134 dessins ayant appartenu à un industriel tchèque d’origine juive, Jindrich Waldes. Bonheur de découvrir à côté d’une traduction du plus beau chant d’amour de l’Ancien Testament, "un amour si grand que jamais rien ne l’entache", les images d’un peintre engagé tout entier dans la réalisation de cette œuvre. Ses dessins ont cette sensualité sublime qui est le langage même de l’amant et de la bien-aimée.
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Américan style
De Kelly Bensimon (édition en anglais)
Ed. Assouline , 2004, 240 p., 55 €
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La beauté du geste L'art contemporain et le sport
De Jean-Marc Huitorel
Ed. du Regard 2005, 40 €
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1950-2000 arts contemporains
De Camille Saint Jacques
Ed. Autrement , 2002., 34,95 €
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A ciel ouvert L'art contemporain à l'échelle du paysage
De Christophe Domino
Ed. Scala, 2005 15 €
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voir aussi : notre dossier bio-bibliographique sur Jean-Pierre Dhainault , l'article sur Olivier O. Olivier
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