Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 15:44

Reflets d'âmes

 

du 20 janvier au 15 mars 2012

 

Galerie Délits des sens - Avignon

 

 

 

anne-marie cutolo

 

 

La peinture fait et défait, à l’envi ; par là même, la mort en peinture n’existe pas

 

Ou alors, ce n’est que ça : la mort – transformation infinie, cycle toujours recommencé, toutes les saisons sont là, et l’eau se mêle à la terre, devient boue, se condense à nouveau en pluie, redevient matière, pourrit en forme 

 

Peu importe le cri, la grimace, le signe de défaillance, d’extase ou de douleur ; le visage est toujours là, intact En signe d’amour, la dévastation comme geste de guérison 

 

Peinture du visage comme une accélération du temps ?

Chaos, naissance, vieillissement et mort – pour renaître sur un rien de papier, sur une peau de toile. Anne-Marie Cutolo (notes d'atelier)

 

La galerie Délits des Sens en Avignon affiche clairement un courant fort et puissant d’artistes expressionnistes. la galerie défend une peinture figurative faite de mouvements, de forces et d’émotions. Elle invite à découvrier du 20 janvier au 15 mars  les oeuvres des artistes Christiane Collin, Sourski, Jean-Baptiste Dumont, Sylvie Lobato, Gilles Barp, Benjamin Carbonne et  Anne-Marie Cutolo. 

 

 

 

anne-marie cutolo

 

 

photos : (1) peinture 65 x 54 cm, (2) peinture 73 x 60 cm

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie Délits des Sens

3 rue de la Campane 

84000 AVIGNON 

04 86 81 98 19

 

voir aussi : la vitrine d'Anne-Marie Cutolo dans Art Point France

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 17:28

L'empapillonneur

 

exposition 

 

jusqu'au 19 février 2012

 

Musée de Gravelines - Gravelines (59)

 

 

Didier Hamey

 

Première exposition personnelle pour ce poète miniaturiste et imaginatif. Un anti Jérôme Bosch dont les créatures fantaisistes et fantasques, loin d'évoquer les distorsions du monde ou des cataclysmes inéluctables, attirent au contraire leurs spectateurs dans une farandole fabuleuse. Didier Hamey nous invite dans un monde peuplé de petits nids-cocons, d'arbres-maisons et d'animaux malins. Vous y rencontrerez peut-être en rangs désordonnés, quelques vagues lapins en conversation, des semblants de canards en prise de bec, de doux échappés du carnaval de Dunkerque, des cœurs à l'endroit et à l'envers ainsi que de nombreuses caramboles coquines.

 

Didier Hamey

 

En parcourant l'œuvre de Didier Hamey, peuplé d'êtres hybrides et joyeux entretenant dans une parfaite harmonie des relations pour le moins équivoques, vient assez rapidement à l'esprit le triptyque du Jardin des Délices de Jérôme Bosch (1453-1516). Cette œuvre magistrale continue de faire débat et l'on cherche encore à décrypter le détail des intentions du peintre qui représente un monde imaginaire fourmillant de personnages dont les attitudes insolites n'ont rien de commun avec une vie terrestre ordinaire. Folie, rêverie, symboles, paraboles, cocasseries, le panneau concentre ces composantes qui laissent si peu de place à la rationalité au profit de la liberté d'imagination. Il est vrai que l'expression de la liberté prise à bras le corps et sans complexe de jugements, donne lieu à la plus grande incompréhension pour un public en recherche permanente de repères.

 

L'œuvre de Didier Hamey est à rapprocher de cette famille d'images fantaisistes qui, loin d'être gratuites, sont assez éloignées du monde non moins fantaisiste de l'illustration. Elles n'illustrent pas un monde, elles forment un monde et véhiculent des sens cachés à fortes charges symboliques.

 

L'une d'elles s'intitule Le jardin des délicieux. Il y a là une façon de revendiquer un lignage sans se prendre au sérieux qui est la marque d'un artiste qui manie l'humour avec une subtilité consommée. Cependant, à aucun moment cette revendication n'a été si clairement exprimée, et nous verrons à quel point Hamey est un artiste taquin qui construit une œuvre en forme d'hymne dont l'Amour est le cœur, et la joie, l'amitié, la fécondité et l'érotisme, les épicentres d'un même univers.

 

L'Empapillonneur ? Deux estampes portent ce titre. L'une d'elle représente un personnage étrange, sorte de hibou-koala dont il manque la partie supérieure du crâne. L'animal se présente frontalement. Une nuée de personnages indistinctement définissables, embryons, larves, têtards ou graines se dispersent dans les airs, encore pris dans les volutes rouges et roses qui les contenaient l'instant d'avant.

 

L'autre estampe fonctionne sur le même mode. Un être imaginaire muni d'une queue à plumage circulaire progresse dans un espace aérien libérant derrière lui un nuage touffu de petites bestioles. L'empapillonneur est une figure d'un autre néologisme, l'ensemenceur, personnage céleste, allégorie de la fécondité qui diffuse la vie sur le monde. 

 

Mais Didier Hamey nous ouvrant l'imagination comme d'autres nous ouvriraient l'appétit, l'empapillonneur est celui qui entortille, qui emmêle, qui emmène son spectateur sur des pistes qui l'égare, en somme, un esprit taquin, un joueur. Car l'œuvre de cet empapillonneur est plus profonde qu'elle ne le prétend. Bien plus qu'un cabinet de curiosité qui rassemble en son sein des merveilles exotiques, elles sont un tout qui, juxtaposées, reconstituent un monde disparu. 

Paul Ripoche

Extrait du numéro 1 de la collection

Trait pour trait édité à l'occasion de l'exposition

Didier Hamey, l'empapillonneur

 

 

Informations pratiques :

 

Musée de Gravelines

Château - Arsenal

59820 Gravelines 

Tél : 03 28 51 81 00 

 

Ouvert tous les jours sauf le mardi

 

voir aussi : la présentation de Didier Hamey dans Art Point France 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 16:23

gravures, dessins, collages

avec Isabelle Valdelièvre

et Soheila Niknam Emdadian

 

du 23 janvier au 12 février 2012

 

Gii - Paris 15e

 

 

 

Dadou Roche

 

 

Dadou Roche. La ligne frémissante.

L'activité de Dadou Roche part des sentiments nés du voyage, du perpétuel déplacement dans l'espace pour parvenir à l'image fixe. Elle arpente les lieux et prend modèle. A l'affût des perceptions, sa lecture est tributaire d'un point de vue mobile. Après avoir capturé l'image elle interroge la levée des formes, leur relation au support de papiers fins ou épais, recomposés, trempés ou teints. La couleur lavée  permet de retrouver des impressions premières et fugitives. Les bleus durs et les rouges de colère réveillent le regard et renvoient aux souvenirs.  Les effets de noir, la gamme chromatique des tons de terre cherchent une vibration particulière. La lumière installe des valeurs sensibles. 

Le langage de Dadou Roche  s'articule autour de plusieurs thèmes : les anges et les temples, les figures tutélaires ou non et les paysages. Le corps se plie, s'ajuste au cadrage. La composition des sites quand à elle varie. Tantôt elle s'arrange de la ligne d'horizon pour donner une atmosphère de calme et de tranquillité. D'autres fois elle multiplie les horizontales suggérant le flux agité des émotions. La gravure, que Dadou Roche pratique comme une langue universelle lui a donné le goût de la ligne frémissante sur la plaque de métal comme sur le papier. 

Catherine Plassart

 

 

Dadou Roche

 

 

 

Dadou Roche

 

 

Invit-Janv2012Informations pratiques :

 

Vernissage lundi 23 janvier de 19h à 22h

Finissage samedi 11 février de 19h à 22h

 

Gii

9, place Jacques Marette

75015 Paris

ouvert  :

du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

samedi et dimanche de 14h à 18h

contact : 06 61 20 40 08

Métro Convention - Bus 95, 89 et 62

 

voir aussi : la vitrine de Dadou Roche dans Art Point France

 

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