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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 20:34

30 janvier au  21 mars 2010

Hôtel des Arts - Toulon (83)




Jan Voss



Parce que l’art de Voss est une invitation à laisser de côté tout préjugé, il convient de l’aborder sans aucun préalable. Sans chercher à lui plaquer d’emblée un discours qui le spécifierait à l’aune de telle ou telle tendance.
Philippe Piguet




  Jan Voss



« Peut-être y a-t-il une sorte d’anticipation, un sentiment de déjà-vu projeté en avant quand un peintre affronte sa toile vierge ? Un instinct pareil à celui de l’aveugle qui a une idée de ce qui se trouve devant lui et autour de lui, sans encore en connaître les détails. Cette chose à venir, je la vois immanquablement comme une addition de formes… que j’ordonnerai plus tard pour obtenir une surface dense et d’une répartition plus ou mois égale. Petit à petit le champ pictural se peuplera donc de différentes figures ou de différentes formes qui entreront en relation les unes avec les autres simplement à cause de leur voisinage, ou par une fortune commune, ou encore en réponse de l’une à l’autre ».
Jan Voss




Jan Voss



photos : (1) Omnivores, 2003, 220 x 400 cm, acrylique sur toile,(2) Sans titre, 2002, 162 x 130 cm, acrylique sur toile,(3) Relief blanc, 2007, 170 x 130 x 20 cm, bois


Informations pratiques :

Hôtel des Arts
236 boulevard Général Leclerc
83000 Toulon
Tél. 04 94 91 69 18

Horaires : exposition ouverte tous les jours de 11 h à 18 h,
sauf les lundis et les jours fériés.
Tarif : entrée gratuite

voir aussi : www.hdatoulon.fr

Par Art Point France - Publié dans : Propos d'artistes - Recommander - Ecrire un commentaire
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 16:49

rétrospective 1970 -2009


du 26 février au 25 avril 2010


à l’Arsenal - Musée de Soissons




Daniel Humair
 



Daniel Humair, couleurs et texture.

Daniel Humair travaille avec rapidité et de manière improvisée (à sa manière de batteur de jazz) selon des phases distinctes : peinture et tracé sur un support, report sur un autre support selon le procédé du monotype, puis mise en avant de formes choisies. Chaque étape est elle-même une étape créative : mouvement du tracé durant la première phase, puis action et pression exercées au moment du report, et enfin choix de couleurs et de détails pour organiser l’équilibre des formes dans l’espace.

Absence de matière dans ses oeuvres mais présence d'une texture bien particulière, quasi musicale,  rendue possible par les types de papier choisis : papier transparent, papier vélin, papier artisanal chiffon…

Daniel Humair jazzman, batteur de renommée internationale bien connu,  peint au  quotidien depuis le début des années 60. L’exposition de Soissons est une rétrospective de 1970 à 2009 qui entre en résonance avec la programmation de concerts de jazz organisée cette année à l’Arsenal et en lien avec la coproduction d’une importante monographie consacrée à l’artiste.

C. P.



Daniel Humair






Daniel Humair



photos : (1) Les fermoires, 70 x 100 cm, 2005,(2) Papier de vaire, 100 x 70, 2003,(3) Face to fesse, 65 x 49 cm, 2004


Informations pratiques :

Musée - Arsenal : expositions temporaires
Site de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes
rue Saint Jean
02200 Soissons
03 23 53 42 40

Par Art Point France - Publié dans : Nord Ouest : expositions - Recommander - Ecrire un commentaire
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 16:14

« Le syndrome de Stendhal »

du 11 février au 13 mars 2010


galerie marie vitoux - Paris 4e



  Julien Spianti




Acta est Fabula

Par Frédéric-Charles Baitinger


Figures à peine suggérées, espaces fantomatiques ou déconstruits, sur chaque dessin de Julien Spianti plane un sentiment d’angoisse et d’inachèvement. Des incises temporelles perturbent l’unité des scènes : les planchers germinent ou se liquéfient, les murs s’effacent ou s’ouvrent sur des portes. Avec une maîtrise et une sûreté impressionnante, ces dessins nous projettent au coeur d’un monde libidinal et pulsionnel où les fantasmes et les chimères ne sont plus des leurres, mais les éléments constitutifs d’un monde en perpétuelle métamorphose.


Il pleut dans la chambre. Une barque vogue sur un plancher. Des lattes s’écoulent comme un ruisseau. Si nous jugeons d’une peinture par l’effet qu’elle produit sur notre imagination, nous ne pouvons que saluer l’étrange imbroglio de ces compositions dont la force plastique fissure l’instant unique de la peinture en y superposant de multiples événements. Et si, en un seul espace, coexistaient une succession de corps portant comme des stigmates les traces de leurs changements ?


Prenant à contre pied la formule de Lessing – l’artiste ne peut jamais saisir qu’un seul instant de la nature toujours changeante – les oeuvres de Julien Spianti, bien que physiquement soumises à cet impératif, ne cessent pourtant de le subvertir et d’entraîner notreimagination dans un dédale de songes et d’actions concomitantes. Reprenant à son compte les acquis des peintres cubistes et les leçons physico-surréalistes du Poisson Soluble, les scènes qui nous sont présentées intègrent plusieurs temps et plusieurs lieux selon différents points de vue.


Mais cette audacieuse déconstruction du temps et de l’espace n’a pas pour objectif de rompre avec la figuration. Bien au contraire. Chaque déplacement y sert une composition d’ensemble qui fonctionne comme une invitation au délire et à la divination : dis-moi ce que tu vois, et je te dirai qui tu es. L’oeil du spectateur n’est plus ici le récepteur passif d’une oeuvre sans référence, mais le point de catalyse où le silence de la toile se transforme en désir de fabulation.


Fabula rasa. Ni symboliques, ni narratives – au sens ou d’ordinaire ce mot s’entend, les oeuvres de ce jeune artiste étendent les limites de la figuration. Les corps qui les hantent n’y sont plus les points d’appui d’une histoire déjà connue, mais des nébuleuses vrillant l’équilibre interne des scènes tout en y insufflant la vie – c’est-à-dire le temps ; même si le temps ici se mesure en terme d’échauffement d’espace.


Voilà peut-être pourquoi les histoires que ces dessins nous content ne se laissent pas facilement prendre dans les filets du langage. Ne connaissant ni avant, ni après, mais un éternel présent mouvant, les actions qui s’y déroulent ne sont que virtuelles, et les verbes qui pourraient servir à les décrire, sans sujet.





Julien Spianti



Photos : (1) , (2) Il pleut dans la chambre 110 x 120 m — crayon sur papier




Informations pratiques :

Vernissage le jeudi 11 février à partir de 18 heures

galerie marie vitoux
Marais - 3, rue d’Ormesson
Place du marché Ste Catherine
75004 Paris
Tél. 01 48 04 81 00
pmvitoux@galeriepierremarievitoux.com

La Galerie est ouverte de 14h à 19h
tous les jours sauf dimanche et lundi et sur rendez-vous

voir aussi : www.galeriepierremarievitoux.com

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